Ce matin là, avec Sergei, après avoir fait sécher nos affaires et pris le café, nous reprenons la route en direction de Kazan.
Ruslan, une connaissance lointaine, m’y attends. Sergei quant à lui continuera son chemin.

La route est bonne, le climat favorable…
Juste avant l’arrivée à Kazan, nous sommes interpelés par la police afin de vérifier les documents.
Cinq minutes plus tard nous repartons.

Quelques kilomètres plus tard, Sergei et moi nous dîmes au-revoir. Je dois l’avertir quand je quitterai Novosibirsk afin de m’arrêter chez lui, à Shegeresh. :D

À Kazan, je me pointe à un hôtel de qualité et fais le plein de bonnes affaires. Je prends de quoi charger l’iphone depuis la prise accessoire de la moto. Ces panneaux solaires, c’est amusant, mais en aucun cas, cela ne suffit pour l’usage que j’en aurais. Dommage.

Le lundi, je rencontre Ruslan au « Kazan Kremlin ».

Il me présente un peu la ville et m’explique un peu les diversités culturelles. Kazan possède deux langues officielles. Le russe et une autre très similaire au turque. Kazan est une ville qui aurait été construite en l’an mil environ. Par la suite, les Russes ont tenté de l’annexer mais sans succès. Ce n’est que lors du siège imposé par Ivan Le Terrible que la ville tombe. Les soviets semblent ne pas avoir été si durs avec cette ville qu’avec d’autres plus « russes ». Tant mieux.

Plus tard, nous nous arrêtons à un bar et y mangeons des triangles à la viande. J’adore.


Reparti de là, nous marchons le long de l’allée centrale de la ville. Une étoile dans le sol indique les distances entres les plus grandes villes.
Des bikers passent dans cette rue piétonne. Y en a même un avec un Can’am. Les engins les plus inutiles de la création. :D

Plus tard, Ruslan hèle un taxi pour moi. C’est une espèce d’auto-stop payant. :D
Ça coûte deux fois moins cher que le taxi normal.

De retour à l’hôtel je rédiges des articles déjà postés sur ce blog et vais ensuite me coucher.

Étant en ordre, je quitte Kazan et me dirige vers Novosibirsk à toute vitesse. Soit environ 400 kilomètres par jour.
En chemin je traverse l’Oural, la montagne séparant l’Europe de l’Asie. Je m’y arrête pour faire une photo du monument et repars.

Derrière moi, l’Europe. :D

Quelques jours passent, me voilà à proximité de Novosibirsk. Eduard, une autre connaissance, passe le relais à Max qui lui, parle anglais.
J’arrive alors au Biker Club « Wildriver » où je suis très bien accueilli. :D

J’apprends par Kirill que mes pneus n’arriveront que le 17 juillet. Wow, c’est tard. Enfin, ce n’est pas grave. Je décide de rouler un peu en attendant. :D

Hans, un biker hollandais me propose de l’accompagner à Tomsk. Il me parle d’un village perdu où un individu a été déporté car non aimé par le parti. Cet individu aurait écrit un livre par la suite, un livre que Hans a lu.
Je réfléchis mais refuse l’offre et décide que j’irai chez Sergei. :D

Demain sera un autre jour. En attendant, nous mangeons des espèces de raviolis chinois.
Max et l’un de ses potes remontent le moteur d’une Kawasaki VN. Une fois le tout remonté, ils testent le moteur. Il tourne à merveille. :D

Je dis à Hans que j’ai oublié mes cartes de Mongolie et espère en acheter à Tasantha. Il m’explique qu’à Tasantha, je ne pourrai rien acheter.
Aie. En lieu et place, il me file une carte Micro SD contenant les cartes de Mongolie. Je copie tout ça sur ma carte et lui rends sa carte, lui expliquant qu’il pourra alors aider un autre biker. :D

Le sommeil faisant place à l’excitation,  je m’endors dans ce super lit. Les Wildriver ont arrangés une pièce avec 4 lits pour les bikers voyageurs.
Si on vient de plus de 2000km, on a un accès à l’hébergement. :D

Le lendemain, je plie mes affaires, aide Hans et Sacha à partir. Un peu plus tard j’ouvre le portail et pars aussi.|
Direction Novokuznek.

En sortant de Novosibirsk je croise un marché assez imposant. Je ne sais pas pourquoi, je ressens une espèce de mémoire. Comme si j’avais déjà vécu ici.
Je crois que la Russie et la Chine sont sur certains points très similaires.

Plus tard, je m’arrête sur le bord de la route pour acheter une banane et une pomme. :D

Arrivé à Novokuznek, Sergei m’attend sur le bord de la route.
Il est avec sa Yamaha XT 250. Merde, il a pété son join de culasse…
Ça fume. :(

En chemin, nous nous arrêtons près d’une rivière où il me dit que nous pourrions y nager le lendemain ou le surlendemain.
Il me propose alors de se rendre chez sa maman pour y manger. Je suis d’accord. Pourquoi ne pas l’être? :D

Arrivé chez sa maman, je trouve une espèce de chalet, avec un grand potager. Les toilettes retiennent mon attention et me rappellent celles que nous avons connu il y a très longtemps. De l’autre côté du jardin, une cabane où tout s’engloutit au fond d’un trou « puant ».

Le repas pris, nous repartons en direction de Sheregesh. En chemin, deux ou trois kilomètres de route pourrie. Sergei m’expliquera que cette route a été détruite lors de l’explosion d’explosifs à proximité. Qu’elle n’a pas été reconstruite. Enfin, deux kilomètres, ce n’est pas grand chose. :D

Arrivé nous stationnons les motos dans les locaux dédiés. La Bohème aime bien ce local.
Alex, un copain de Sergei vient nous rejoindre avec sa Suzuki 250.

Sergei me montre le Guest Inn, l’appartement qu’il réserve à ses clients en hiver. C’est ici que je résiderai. Cool, cet appartement est super classe. :D
Ensuite, nous allons chez lui et discutons. Il me montre aussi des vidéos de randonnées à moto. Wow, l’Altai, c’est beau.

Je rentre à l’appartement et vais me coucher.

Le lendemain, réveil tardif, nous retrouvons Alex et son frère, Valentina, et allons faire une balade en montagne. :D
Après avoir pris le téléphérique, nous décidons de rejoindre une autre « montagne » qu’ils appellent la caravane des chameaux.
Arrivé à destination, Alex me propose d’escalader ce monticule. De retour en bas, nous pouvons profiter du thé que Sergei a fait avec Valentina.
Nous prenons un autre chemin nous amenant au bas du téléphérique. Je suis épuisé.

Ensuite, après être retourné à l’appartement et avoir pris une douche, Sergei vient me chercher pour retrouver d’autres copains. Nous allons pique-niquer. :D

Ces gens sont super sympas, accueillant, etc etc…
Ils possèdent les vraies richesses. Les autres sont superficielles…

Valeria, super sympa, m’ammène à l’appartement.
Je vais me coucher de bonne humeur, la journée à été merveilleuse.